dimanche 31 janvier 2021

Souvenirs d'Amazonie

 Louise et moi avons décidé de fouiller dans nos souvenirs en ces temps de pandémie et de revivre nos voyages en partageant avec vous nos impressions et vous faire voyager même à la maison. Ici nous vous présentons un voyage en Amazonie péruvienne fait en 2011-2012.

 


Après plus de 16 heures de vol (nous avons dû passer par New York, Lima et Cuzco) nous arrivons à Puerto Maldonado, petite ville située au bord du Rio Madre de Dios (mère de Dieu), près des frontières du Brésil et de la Bolivie.  L’aéroport international a seulement une piste, voici à quoi ressemble celui-ci.


Avant le grand départ en zone amazonienne, nous voulons visiter cette petite ville qui sera notre dernier lien avec la civilisation moderne.

Comme c'est le cas pour toutes les villes d’Amérique latine, la Plaza Central est le cœur de celle-ci, là où tous les gens se rencontrent pour relaxer et discuter. 

Nous sommes là pendant les fêtes et même si le sapin traditionnel est absent voici à quoi ressemblent les arbres décorés.

Le marché central où les produits sont étalés au grand jour dans un mélange de couleurs et d’odeurs et, ma foi, on s’y habitue assez rapidement.

Le touk-touk est le véhicule parfait pour circuler partout à prix modique, nous l’utiliserons plus d’une fois lors de ce voyage, en voici qui nous a permis de voir l’ampleur du fleuve sur lequel nous naviguerons pour nous rendre à Taricaya.


Après cette visite, c’est le départ sur une pirogue à moteur, comme celle sur la photo, pour nous rendre sur le lieu où nous travaillerons dans un centre de réinsertion des animaux sauvages. Nous avons hâte de découvrir à quoi ressembleront les lieux.

Voilà, nous y sommes. À notre arrivée, il y aura 12 marches à gravir, 2 jours plus tard, après une pluie torrentielle, le niveau du fleuve aura grimpé de plus de 3 mètres en 18 heures, les marches seront toutes submergées. Entre-temps voici des photos des lieux.

Notre chalet, sans électricité, où nous utiliserons l’eau du fleuve pour nous laver avec douche qui fonctionne par gravité. Le défi est de faire sécher les serviettes et notre linge avec plus de 90% d’humidité et 35 degrés de température. Nous vous confirmons que ce n’est pas évident.

Le site des travailleurs et différents camps sur place. Pas de téléphone, seulement un satellite en cas d’urgence et une génératrice pour les repas. À 19 h tout s’arrête et les bruits de la nuit prennent le relais. En effet, la première heure nous fûmes très surpris que les insectes soient aussi bruyants. Il faut un certain temps pour s’y habituer, mais avec la fatigue on oublie vite et on s’endort au son de cette musique naturelle.

Nous vous présentons Wimpi le gardien des lieux, et non, ce n’ est pas un chien, mais il nous suivra partout et fera partie de notre vie tout au long de ce séjour où nous travaillerons à préparer la nourriture, nettoyer les cages, nourrir les animaux et bâtir un hôpital vétérinaire avec les responsables du site.

Je prendrai l’habitude de faire le tour du site tous les matins et aller saluer les nombreux animaux qui seront notre quotidien. De base, le but est la réinsertion des singes araignées, mais nous aurons aussi la chance de côtoyer singes laineux, singes écureuil, singes hurleurs, Jaguar, ocelots, jaguarundis, tapirs, pécaris et autres.

Malgré cela, nous aurons quand même du temps pour explorer. Ordinairement, on doit être accompagnés, mais après discussion avec la responsable et notre expérience en forêt tropicale, nous y sommes allés seuls. Voici quelques-unes des photos prises lors de ces randonnées.


L’agouti est partout en Amérique latine et a un rôle important dans la régénération de la forêt en mangeant et transportant les fruits autour de son territoire

Voici un phasme, si vous portez attention vous constaterez qu’il ressemble à une branche. Il faut avoir l’œil pour les voir en forêt, donc pour nous un coup de chance, mais beau moment.

Voici d’autres photos. Ici tout semble hors norme, un escargot aussi gros que votre main,  autre insecte que nous n’avons pu identifier et un centipède. Comme vous voyez, je mets toujours un doigt pour montrer la grosseur, il faut un volontaire après tout pour vous donner une idée!




Autant on parle hors norme, voici ici une grenouille pas plus grosse que mon pouce, mais dans son cas cela lui permet de passer inaperçue pour les nombreux prédateurs de la forêt. La photo fut prise de nuit, à ce moment tout semble différent et seuls les bruits inconnus sont présents. Dans cette période, marcher tranquillement et être aux aguets, nous permet d’apercevoir ses habitants. Nous y avons vu coléoptères, papillons de nuit, tarentules, criquets 4 à 5 fois la taille de ceux d’ici sans omettre les caïmans dans le fleuve.

 

Maintenant, la forêt

Le Ceiba, arbre sacré pour bien des peuples. Il représentait le lien entre les différents mondes soit inframonde, monde vivant et l’au-delà. Celui-ci est immense et a sûrement vu de nombreux changements au cours de sa vie.

Regardez ces épines. Elles servaient de dards pour les sarbacanes lors de la chasse pour les indigènes. Vous comprenez tout de suite l’utilité et l’efficacité de cette arme. Dans certaines régions, le dard était trempé dans du poison qui était injecté dans la proie pour une mort plus rapide.

La canopée.

La partie la plus élevée de la forêt. Beaucoup d’animaux vivent à la cime des arbres. Il faut monter très haut pour avoir la chance de les observer. Ces 3 photos le montrent bien.

La longue montée pour se rendre à plus de 50 mètres au-dessus du sol. Ce fut tout un travail et par la suite nous avons appris qu’en temps normal les gens y vont avec des harnais, bref ce fut une belle aventure autant à la montée qu’a la descente.

Vue d’en haut de la forêt. Notre arbre était gigantesque et la vue absolument merveilleuse, la photo ne rend pas justice à cette impression de hauteur ni à la vue qui portait très loin.

Photo d’oiseaux communément appelés poulet sauvage, on comprend d’où origine le nom quand on les entend jacasser.

En allant ramasser le bois pour construire l’hôpital vétérinaire, nous avons croisé des aras qui mangeaient de l’argile. Ceci leur permet d’éliminer la toxicité des pantes qu’ils consomment, qui sinon affecterait leur santé et leur survie.


Ce bois est surnommé bois de fer. En effet, nous sommes allés le chercher après l’orage, nous avons dû monter la rive boueuse en calant jusqu’aux genoux, belle expérience! Nous avons compris assez rapidement d’où venait le nom.  Le premier que nous avons fait glisser en bas a disparu au fond de l’eau. Quelle surprise de voir un bois qui ne flotte pas. Ici comme vous le voyez tout est fait à la main et par voie maritime.

Pour la fin, les photos de nos amis les animaux nous avons dû faire un tri, sinon cela n’aurait jamais eu de fin.

Vous voyez que Gilles écoute attentivement le secret que lui murmure cette femelle. Que peut-elle bien lui dire?



Louise avec un bébé paresseux il semble bien confortable avec ses pattes autour d’elle. Quel regard attachant et quel beau moment de se sentir si près de la faune.

Le tapir, animal mythique pour qui j’ai un attachement particulier, en effet je l’arrosais tous les jours et celui-ci avait pris l’habitude de venir automatiquement et de s’assurer que je ferais le tour complet en tournant pour profiter de cette fraîcheur.


Un singe tamarin, l’un des plus petits, mais au regard sympathique et espiègle. Ils faisaient partie de notre vie, c’était toujours un plaisir de les voir arriver en groupe et prendre possession du secteur. C’était fantastique de les observer dans leur milieu.

Comme toute aventure a des situations parfois délicates, la dernière photo me montre allant à la rescousse de Louise. Si vous vous souvenez, les pluies sont torrentielles là-bas et le niveau de l’eau monte rapidement lors d’une randonnée, nous aurions dû traverser à gué, mais la pluie avait transformé ce ruisseau en rivière et Louise est partie dans le courant. Elle s’est accrochée à des branches et je suis allé la chercher et la ramener sur la rive. Je pense que son regard dit tout. Un de nos copains a même réussi à immortaliser la scène, wow!

 

Conclusion

Vivre dans cette nature et travailler avec les singes nous en a beaucoup appris. Tout comme nous, ils ont toute sorte de caractères et de personnalités. Nous revivrons sûrement cette expérience. Le pourquoi nous aimons tant cette nature et ces milieux est clair.

En espérant que ce petit résumé vous aura fait voyager et partager un peu de notre vécu.

 

Prochaine Parution : Le Pérou, une histoire bien plus grande que celle des Incas 


 

 

 

dimanche 29 novembre 2020

Ajouts utilitaires

 Plus on utilise notre campeur, plus on trouve des petites choses à améliorer.  Voici ici les petits ajouts qu’on a faits récemment. Quand nous avons fait transformer notre camionnette, il y a des achats que nous avons fait tout de suite et d’autres pour lesquels on a préféré attendre. Il faut dire que quand on fait aménager sa van par des professionnels, les ajouts peuvent être assez chers. La qualité y est, mais pour certains items nous avons préféré les faire nous-même et économiser.

Couvre-fenêtres

Le premier exemple qui me vient à l'esprit sont les couvre-fenêtres. Nous avons décidé de les faire nous-même, ce qui nous a fait sauver quelques centaines de dollars. Ils sont faits de d'isolant à bulles fini aluminium recouvert de tissu. Nous avons collé le tissu à la colle chaude et avons fini les bords avec du ruban dans lequel nous avons placé des aimants. :es aimants permettent au couvre-fenêtre de se fixer au contour de la fenêtre. Ils sont moins jolis que ceux qu'on auraient pu acheter, mais ça fait la job.

Moustiquaire

Nous avons acheté le moustiquaire de la porte latérale, c’était évident que nous en aurions besoin. Quoi de plus agréable de laisser l’air entrer dans la van par une belle soirée d’été! 



Mais celui de la porte arrière ne semblait pas nécessaire au premier abord. Après tout le lit étant assez haut ce n’est pas de ce côté qu’on aura une vue.


Cependant, après avoir utilisé la douche extérieure par un bel après-midi d’automne, nous nous sommes vite rendu compte qu’ouvrir la porte arrière permettait à une foule de petites bestioles de venir envahir notre intérieur. Imaginez la saison des moustiques et mouches noires? Un moustiquaire est donc nécessaire. Nous en avons fabriqué un. Il se fixe avec du velcro à la base du lit et au pourtour de la porte de la van. Nous y avons placé une fermeture éclair au centre pour accéder aux vitres, question d’y placer les couvre-fenêtres pour la nuit. 


 Pour fermer le garage sous le lit quand la porte est ouverte, nous avons fait un rideau de tissus qui peut se rouler en 2 parties. Le haut est fixé avec du velcro et pour les côtés et le centre nous y avons cousu des aimants. Nous pensons que le rideau sera plus facile à rouler avec des aimants que du velcro, l’avenir nous dira si nous avons fait le bon choix.

Tablettes

Il n’y avait pas de tablettes dans notre van quand nous en avons pris possession. Nous en avons ajouté. Après quelques jours passés dans la van nous avons décidé dans quelle armoire nous placerions les choses, et les tablettes ont été placées selon ce que nous y mettons.



Rideau de la cabine

Nous avons un rideau isolant entre la cabine et l’habitacle du campeur. Il était cousu au centre, ce qui fait que pour passer de l’habitacle à la cabine on devait le tasser sur le côté. Nous l’avons décousu au centre, c’est beaucoup plus pratique. Pour le tenir fermé, j’ai cousu des aimants à trois endroits dans l’ourlet. Si on écarte le rideau pour passer il se replace tout seul, c’est génial et ça le tient assez bien fermé pour garder la chaleur dans l’habitacle lorsque nous utilisons le chauffage pour la nuit.



Petits rangements

Au début, nous rangions nos téléphones et lunettes pour la nuit dans les porte-gobelets de la cabine, pas très pratique. Mais là, nous avons trouvé la solution. Nous avons chacun un panier de rangement. Nous les avons trouvés chez Bureau en gros, pas cher et tellement pratique. Nous pouvons y mettre nos cellulaires, portefeuilles, lunettes, etc.



Le rangement dans le garage

Lors de notre première sortie, nous avons empilé, un peu n’importe comment, nos choses dans le garage, en sachant très bien qu’on aménagerait mieux l’espace avec le temps. Pour sortir un item, il fallait tout déplacer, sortir des choses, un peu fatigant! Nous avons trouvé plusieurs solutions à ce fouillis. Premièrement, nous avons fixé des sangles sous la structure du lit. Nous y rangeons la table et les chaises.



 Nous avons acheté des bacs en plastique avec couvercle pur ranger le BBQ, le câble électrique, le boyau d’eau, etc.  



Des crochets pour suspendre les sacoches de vélo.

 


Sous la structure de notre lit, il y a des espaces. Nous avons acheté des filets en bungee, cela nous permet d’y placer des vêtements extras comme des manteaux, c’est une façon d’utiliser des espaces perdus.


Poubelle

Nous avons deux petites poubelles, une pour le composte et l’autre pour les déchets (le recyclage on le met dans un sac pour le moment), pour éviter qu’elles se promènent quand on roule, nous les avons fixées au côté de l’armoire. La première, en inox, vient de chez Ikea et est conçue pour être vissée, elle est très bien, l’autre, en plastique, nous l’avons fixée avec une bande de velcro.


Nous espérons que cet article aidera nos amis qui sont en train d'aménager leur van ou qui en sont à concevoir leur projet.


dimanche 22 novembre 2020

Premières excursions avec notre van

 Suite à la prise de possession de notre campeur nous avons fait quelques excursions dans différents endroits question de voir comment vivre en petit VR se passe.

Premier arrêt le parc Régional de la Rivière Batiscan, super endroit. Dans ce cas précis nous avons loué un Camping avec eau et électricité dans le parc. Assez facile mais avec la température qu’il faisait nous devions voir la chaufferette. Bien que la température de nuit ait été sous le point de congélation nous avons conservé la température intérieure à 19 degrés Celsius et tout a été super.

Là-bas, pas de vélo mais de superbes sentiers le long de la rivière Batiscan dont voici une série de photo

 







 

Par la suite en Outaouais nous avons couché à Montebello en autonomie complète sur le bord de de la rivière et le lendemain visite du parc de plaisance à partir de Thurso. Encore une fois pas de vélo, le temps était un peu froid. Le lendemain en route pour différents endroits et coucher à Gatineau. Dont voici une série de photo.

 



La fin de semaine suivante en route pour Venise en Québec ou là nous avons fait du vélo et de la marche. Comme il faisait plus chaud nous avons pu essayer notre douche extérieure, vraiment super le chauffe-eau instantané, Nous avons testé tous les éléments sur notre VR. Cela confirme notre choix et notre hâte de partir pour un road trip vers le sud pour vivre pleinement l’expérience de vivre nomade, de pédaler tous les jours pour vous faire découvrir les lieux de façon différente.

 


 Nous en avons profité ces derniers temps pour ajouter des espaces de rangements et maximiser l’espace nous vous montrerons cela dans un prochain article car nous avons trouvé des solutions peu couteuses et qui seront très utiles.

 

À la prochaine